Mardi 21 avril 2 21 /04 /Avr 10:41


Pierre Savorgnan de Brazza

Nous poursuivons notre série de portraits d’illustres Poètes-Aventuriers par l’immense Pierre Savorgnan de Brazza.

Alors tout jeune officier de vingt-deux ans, escorté d’une poignée de compagnons, il cherche à percer le secret des voies qui conduisent au cœur du Continent Noir.

Nous sommes en 1875 et, comme la plupart des explorateurs de son temps, le jeune et séduisant Brazza pense que tous les grands fleuves d’Afrique prennent leur source en un même lieu, un grand lac intérieur juché sur la crête du Congo-Nil, protégé par des montagnes inaccessibles.

Sa Route le conduira sur d’autres Chemins … Il sera le premier à ouvrir une voie entre la côte et le bassin du Congo, mais surtout, tout au long de cette aventure, il travaille à la libération des esclaves et à créer des alliances entre les peuples. Lorsqu’il revient de son périple, en haillons, trois ans plus tard, les tribus de l’Ouest lui font un triomphe, lui qui vient de conquérir un Empire sans tirer un coup de fusil.

Plus tard, son tord, aux yeux de quelques administrateurs véreux, sera de dénoncer le colonialisme : « Efforcez-vous de comprendre la mentalité des Noirs. Mêlez-vous à leur vie. Pas d’armes, pas d’escorte. N’oubliez pas que vous êtes l’intrus, qu’on ne vous a pas appelés. » Certains, à l’entendre, s’en étranglaient de stupeur et s’arrangèrent au bout du compte pour étrangler définitivement, à leur façon,  l’entêtement d’un Homme qui ne voulut jamais renoncer à un rêve fraternel et poétique …

L
e voici, lors d’une séance de pose aux Ateliers Nadar, 51 rue d’Anjou ; immortalisé aux allures de prince oriental, par le Maître en personne. Des jeunes beautés Africaines aux Coquettes des salons parisien, elles n’ont désormais qu’un nom à la bouche, Brazza.













La frégate qui l’emporta pour la première fois sur les côtes d’Afrique
s’appelait la Vénus …



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Léo Polyphème aux chutes de Poubara - Gabon 2009 -


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Par Polyphème
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Jeudi 23 juillet 4 23 /07 /Juil 20:53






Notre séjour en Afrique nous met en appétit, l’air y est embaumé d’effluves charnelles ... Il y plane le parfum de la lubricité … Nous ne résisterons pas longtemps à partager notre couche, pour une sieste ou une nuit, avec un bel athlète indigène, ou avec quelque autre beauté d'ébène  … De ces jeunesses aux prénoms enchanteurs … Cendrillon, Bijou ou Caprice … Jeunes filles aux corps fermes, souples, épicés, poivrés … Qui portent avec arrogance leurs formes tentatrices et fruitées ... Leur regard à l’échappée, évocateur, incitateur, gagné par la langueur et le stupre ... Leurs lèvres pulpeuses, gonflées de désir ... Leurs fiers tétons d’un brun profond … On dit que les femmes africaines sont les meilleures suceuses du monde et qu'elles sont les plus douces à enculer car elles seules savent bouger sensuellement le cul quand on les pointe du bout du sexe ...






Par Polyphème
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Mercredi 29 juillet 3 29 /07 /Juil 14:41

Lexique Sexuel de Léo Polyphème

Mina - Ewe

 


                                                       Likuitchi
 :       Clitoris

                                                       Koto :              Sexe féminin

                                                       Mithomé :       Anus

                                                       Mônmôn :       Copuler




                                               Sabine caresse le Caniche - Kpalimé 2009 -



Extrait de « L’éducation sexuelle des jeunes filles en Afrique tropicale »

avec  annotations de Léo Polyphème

 

La mère éveille la fillette dès sa naissance à la sensualité. Le bain quotidien est le moment propice a cet éveil. Lors de ce bain la mère excite le clitoris au moyen d'un filet d'eau tiède qu'elle fait couler pendant une dizaine de minutes ; en même temps, la mère masse le clitoris et étire les petites lèvres. L'anus aussi reçoit un bain quotidien provoquant (comme c'est le cas pour le garçon), l'excitation de cette partie du corps.

Cette excitation est provoquée en vue de lutter contre la frigidité. Si pour les garçons, le premier bain permet de vérifier une éventuelle impuissance physique, pour les filles, il n'en est rien ; d'où le massage du clitoris et des petites lèvres afin de préserver la fillette d'une éventuelle frigidité, vue comme stérilité. L'excitation pendant le bain de la fillette se fait jusqu'à l'âge de trois a quatre ans. La mère génitrice est souvent remplacée par une sœur utérine plus âgée ou même par une co-épouse.

Nous avons vu maintes fois des fillettes âgées de quatre a sept ans éveillées à la sensualité de leur sexe par des adultes hommes. Ces fillettes sont assises sur les cuisses d'un vieux, et celui-ci, tout en bavardant avec elle ou avec un autre homme, excite de son petit doigt gauche le clitoris et les petites lèvres. Les fillettes se laissent faire et l'assemblée ne dit rien.

Cette excitation du clitoris et l'étirement des petites lèvres deviendra une véritable initiation vers l'âge de douze ans.

Après trois ans, la fillette rejoint le groupe des fillettes âgées de quatre a douze ans. Jeux et petits travaux de la case sont leurs occupations. Elles jouent avec de petites poupées qu'elles confectionnent avec des branches ou qu'elles se font acheter au marché: elles les portent sur le dos a l'instar de leur mère, dont elles imitent le rôle.

La mère s'occupe avec soin de sa fille lorsque celle-ci a ses premières règles. Elle Va lui donner surtout des conseils en relation avec la société: elle lui enseignera tous les interdits liés aux règles, lui apprendra a confectionner des linges cachant son état et à préparer des aliments spéciaux pour ces jours.

 

Les premières règles

C'est le moment où, pour la famille génitrice (Ajitô), la fillette passe dans le monde des adultes. Elle quitte le monde des enfants qui passent leur journée à jouer et à faire quelques petits travaux. Maintenant, elle devra participer pleinement à la vie de la famille: aller aux champs, préparer la nourriture pour toute la famille lorsque ce sera son tour, aller vendre les produits des champs au marché.

En définitive, elle acquiert le statut de femme et devra être respectée comme telle. Au contact de sa mère ou des autres femmes de la maison, elle apprend tout ce qui concerne le phénomène des règles : les interdits liés aux règles, les sanctions liées à la transgression de ces interdits liés aux règles. Elle apprendra à se retirer dans la case prévue pour les femmes ayant leurs règles, « la xô ».

Les premières règles sont l'occasion d'ouvrir la jeune fille à la connaissance de ce qui régit la vie de tout homme et spécialement des femmes. Les menstrues se disent « la ». Les premières règles se disent « sê la » - les règles de « Sê ». La mère ou une vieille femme de la famille raconte à la jeune fille devenue « yôkpô » (fille nubile), qui est Sê. II s'agit d'un guide, créature de Dada Sêgbô, placé auprès de chaque homme et de chaque femme pour les diriger et qui les suit partout. L'influence du Sê se poursuit tout au long de la vie. C'est donc le Sê qui ouvre le chemin de la vie à la jeune fille en lui donnant ses premières règles.

 

La pratique de l'étirement*

Le deuxième élément important de l’éducation sexuelle des jeunes filles concerne l'étirement des petites lèvres et du clitoris. Cet étirement mécanique nommé « yodindon », est pratiqué couramment dans la vallée de l'Ouémé  par les jeunes filles de douze à vingt-trois ans, avant le mariage, afin d'avoir un clitoris appelé « ananganta » (développé). Les femmes mariées pratiquent aussi cet étirement lorsque le mari trouve le clitoris trop petit ou pas assez excitant.

Les jeunes files pratiquent l'étirement dans la case de l'une d'elles, et surtout le soir, soit seules, soit à plusieurs. II leur faut une orange acide, appelée « danxomêgbo », une brindille de branche de palmier, appelée « xacucu » qui sert a percer l'orange et en retirer le jus, et un petit pagne qu'on roule en forme de nœud (pour s'assoir) appelé « kansunnun ». La jeune fille se sert uniquement de sa main gauche pour l'étirement. Elle s'enduit du jus sorti de l'orange, étire les petites lèvres, masse le clitoris et l'étire également. Cette pratique peut durer de dix minutes a une heure. Pendant les séances collectives, les plus âgées racontent des contes ayant trait aux effets de cet étirement : déboires des femmes vis-à-vis des hommes, déboires des hommes vis-à-vis des femmes, et avantages de cette pratique tant dans les relations entre hommes et femmes que dans sa pratique entre les femmes elles-mêmes.

La main gauche ayant servi a l'élongation du clitoris est porteuse de stérilité (d'impuissance) lorsqu'une femme, après l'étirement, met les doigts de cette main dans la bouche d'un garçon. Parfois certains garçons sont conviés a ces séances et y assistent. Certaines mères refusent à leur fille de pratiquer l'élongation en commun pour plusieurs raisons : la jeune fille apprend trop de choses sur la façon de se servir de son sexe ; aussi ces séances permettent à la fille d'entretenir des relations avec des garçons qui peuvent y assister.

Les femmes de cette région pratiquent l'élongation des petites lèvres et du clitoris en partie par réaction contre l'excision, qui était pratiquée par les groupes Yoruba venus s'installer dans la région. Les femmes veulent aussi égaler les hommes dans les jeux de l'amour. Certaines femmes nous ont dit qu'elles « faisaient jouir l'homme du fait de l'élongation du clitoris » et qu'elles maitrisaient la jouissance dans les relations sexuelles. D'autres femmes disent que, grâce à l'étirement des petites lèvres, elles peuvent interdire a l'homme l'accès du vagin : « Les petites lèvres ferment notre chemin ». L'élongation apparait ici comme un moyen de défense contre le pénis de l'homme qui veut la pénétrer. Pour certaines femmes, les petites lèvres élongées sont vues comme une sorte de préservatif.

 

*Sir Richard Francis Burton « Lettres à Monckton Milnes et communication à l’Anthropological Society of London » décrit de façon explicite la mutilation des parties génitales féminines, laquelle au royaume d’Abomey, consiste non pas en une excision, mais en une élongation : « Les parties en question portent ici le nom de « tou », et dès le plus jeune âge elles doivent être manipulées par des vieilles femmes expertes en cet art, comme cela se passe en Chine pour le postérieur des futures prostituées. Si on omet de le faire, les autres femmes tourneront en dérision et dénigreront la mère, qu’elles accuseront d’avoir négligé d’élever convenablement sa fille. Les étirements très accusés sont, paraît-il, fort prisés par les hommes … Impossible de prendre du  plaisir avec une femme sans « tou », affirme une croyance populaire ».


Une forme de libération

Aussi, faut-il voir dans ce phénomène le désir de la femme d'être libre de sa sexualité par rapport aux désirs de l'homme, de jouir et d'avoir des enfants. La femme, du fait de cette pratique particulière, a acquis une expérience sensuelle de la sexualité en se passant de rapports hétérosexuels. La jeune femme vierge, comme la mère, peut par ce procédé se libérer des contraintes d'une sexualité basée sur la puissance de 1' homme.

Il nous faut mentionner ici l'enseignement de moyens contraceptifs traditionnels, donné pendant les séances d'élongation des petites lèvres et du clitoris. Cet enseignement est donné par les plus âgées. Ainsi, toutes les jeunes filles arrivent à connaître les plantes, paroles efficaces et autres moyens qui les empêcheront d'être fécondées lors de rapports sexuels complets.

Pour les hommes, l'élongation des petites lèvres et du clitoris apporte un plaisir plus grand que dans le cas de non-élongation.* C'est ainsi qu'il y a des femmes mariées, non originaires de la région, qui doivent sur les instances de leur mari pratiquer cette coutume. Cette coutume est assez étendue dans la vallée de l'Ouémé ; nous avons consulté les sages-femmes des maternités d'état, qui nous ont dit que huit femmes sur dix avaient pratiqué l'élongation. En ville et dans les grands centres urbains, elle semble en régression, mais pas dans les villages de la vallée.

 

*W. H. Masters et V. E. Johnson « Les réactions sexuelles » écrivent a ce sujet : « Des récits rapportent que certaines tribus africaines mesurent la sexualité de la femme d'après la longueur du clitoris et l'hypertrophie labiale. Dans ce but, dès l'enfance, les femmes de ces tribus subissent des manipulations pendant un nombre d'heures incalculables pour stimuler le développement de cette érection artificielle. On a rapporté que ces filles obtenaient une hypertrophie évidente du clitoris et des petites lèvres, sinon au moment de leur puberté, du moins vers treize ou quatorze ans. Bien que l'hypertrophie par manipulation soit reconnue possible, ii n'y a pas d'informations sûres reliant directement l'hypertrophie à une sexualité particulièrement intense.

 

L'importance des seins

Le troisième élément important dans la sexualité féminine repose sur la sexualité découlant des caresses faites aux seins. Le rôle des seins dans la vie sexuelle féminine est important. A un premier niveau, la sensibilité féminine est centrée autour des seins dans son rôle maternel. L'enfant joue très souvent avec les seins de sa mère et spécialement le mamelon. A un second niveau, la sensualité féminine est entretenue par des caresses et des succions des mamelons entre femmes. Nous voyons très souvent des jeunes filles qui ont des jeux érotiques très beaux basés uniquement sur des caresses et des succions des seins.

Les seins, siège d'une grande partie de la sexualité féminine, sont aussi des critères de beauté non seulement pour les hommes mais aussi pour les femmes elles-mêmes. Chaque forme de seins porte un nom et il existe toute une littérature orale les concernant. Les jeunes filles entre elles peuvent envier les seins d'une telle ou faire des réflexions sur ceux des autres. Les garçons reprennent les dénominations des seins données par les jeunes filles et parlent d'une telle en fonction de ses seins. Les différentes formes de seins sont l'occasion de contes plaisants, soit en faveur d'une jeune flue courtisée, soit pour se moquer d'elle. La forme dite « kanon » appartient à la catégorie des seins naissant appelés « anonkuin », qui signifie graine de sein. Les jeunes filles n'aiment pas rester à ce stade et les hommes se moquent régulièrement de celles qui restent longtemps a ce stade. La forme dite « gonon », ou calebasse droite, est la forme préférée des hommes et des femmes, le critère esthétique le plus appréciée. La forme dite « dogbenon » correspond aux seins flasques et pendant très bas. Dès qu'une jeune femme a eu sa première maternité, ses seins ont tendance à prendre cette forme. D'où les mots dépréciatifs des hommes vis-à-vis du corps d'une jeune mère. Pour l'ensemble des hommes, la jeune mère a quitté le monde des jeunes files non seulement par sa maternité mais aussi par les critères de beauté que représentent ses seins.

Les seins sont les éléments primordiaux des préludes de l'amour entre hommes et femmes. Lorsqu'un homme désire avoir des relations sexuelles avec une jeune fille ou une jeune femme, il la complimente sur ses seins et tâche de les toucher, de les caresser. Si celle-ci accepte ce jeu, cela veut dire qu'elle accepte les désirs de l'homme et les futurs rapports par la suite. De même, une femme peut présenter ses seins à caresser à un homme: cela signifie qu'elle désire avoir des relations avec lui.

 

Scarifications et tatouages

Les scarifications et les tatouages sont aussi des éléments importants de la sexualité féminine ; ils apparaissent comme des éléments esthétiques de la beauté féminine. Sans rentrer dans une explication des tatouages et des scarifications, nous pouvons dire que beaucoup de femmes se font scarifier pour attirer les hommes.*

 

*Herskovits « Dahomey » : « La scarification se pratique en la présence du fiancé, et elle consiste à faire jusqu’à quatre-vingt incisions sur l’intérieur de chaque cuisse. La raison de cette mutilation est demeurée la même – une prétendue augmentation du plaisir sexuel pendant l’acte. On raconte que si une femme n’est pas marqué par trois entailles au moins, jamais elle ne pourra garder l’amour d’un homme ».


Arc 1


Arc 2

Par Polyphème
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Jeudi 6 août 4 06 /08 /Août 22:37

  Monte sur moi




Monte sur moi comme une femme
Que je baiserais en gamin
Là, c’est cela. T’es à ma main ?
Tandis que mon vit t’entre, lame

Dans du beurre, du moins ainsi
Je puis te baiser sur la bouche,
Te faire une langue farouche
Et cochonne et si douce, aussi!

Je vois tes yeux auxquels je plonge
Les miens jusqu’au fond de ton cœur
D’où mon désir revient vainqueur
Dans une luxure de songe.

Je caresse le dos nerveux,
Les flancs ardents et frais, la nuque,
La double mignonne perruque
Des aisselles et les cheveux !

Ton cul à cheval sur mes cuisses
Les pénètre de son doux poids
Pendant que s’ébat mon lourdois
Aux fins que tu te réjouisses,

Et tu te réjouis, petit,
Car voici que ta belle gourde
Jalouse aussi d’avoir son rôle,
Vite, vite, gonfle, grandit,

 

Raidit… Ciel ! la goutte, la perle
Avant-courrière vient briller
Au méat rose : l’avaler,
Moi, je le dois, puisque déferle

Le mien de flux, or c’est mon lot
De faire tôt d’avoir aux lèvres
Ton gland chéri tout lourd de fièvres
Qu’il décharge en un royal flot.

Lait suprême, divin phosphore
Sentant bon la fleur d’amandier,
Où vient l’âpre soif mendier,
La soif de toi qui me dévore

Mais il va, riche et généreux,
Le don de ton adolescence,
Communiant de ton essence,
Tout mon être ivre d’être heureux.

 

P. Verlaine






 



 

 

 

 

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Vendredi 7 août 5 07 /08 /Août 08:47




A  suivre prochainement...

 

 

 

 

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Vendredi 7 août 5 07 /08 /Août 09:48


Au milieu des années 60, encore en pleine ségrégation raciale aux états unis, Deff Ridgess,  cinéaste amateur s’attaque au tabou en filmant une jeune blanche et un jeune noir dans un torride court métrage pornographique.

 

Une perle du genre à ne rater sous aucun prétexte …


 

Le voici en 4 parties

Part One

 




Part Two

 




Part Three

 




Part Four

 




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Samedi 22 août 6 22 /08 /Août 11:11

 

Le luxe qu’offre l’imagination est de nous permettre de nous promener au gré de notre inspiration dans l’espace et le temps ; maintenant vous m’direz, « l’épicier » n’a que ce qu’il a en boutique et pour certains j’comprends que ce soit plus difficile que pour d’autres. C’est comme allez se coucher, certains s’abandonnent à toutes les rêveries dans les bras de Morphée, d’autres se contentent de rouler la viande dans l’torchon en attendant qu’ça passe …

 

Lescale cette fois est à Tijuana et plus précisément le 16 septembre 1930, jour de la fête nationale, dans une chambre de l’Eldorado, hôtel borgne en face du bordel, le « Chihuahua Pearl », il est 11 heures du matin, je suis au lit, j'ai fumé un peu de Marijuana et j’ai la gaule … Dehors y’a plein de soleil et de musique ... et moi j’me caresse les bourses d’une main pendant qu’de l’autre je tiens une de ces bibles en huit pages : une Tijuana Bible ! Yes !





L
es Tijuana Bibles ou Dirty Comics, ou encore, du fait de leur pagination, Eight Pagers, sont des parodies sexuelles en bandes dessinées de huit pages, surgies en pleine Dépression aux Etats Unis.




Ces petits livres, fabriqués et vendus clandestinement, souvent aux touristes américains de passage à Tijuana, prenaient pour cible le panthéon de la culture populaire, de Popeye à Gargo en passant par la famille Illico, Mickey Mouse, Betty Boop, etc …






Les dates précises des publications ne peuvent être déduites que par les événements ou les séries auxquelles elles font allusion. Bien que certains soupçons courent, on ne connaît l’identité d’aucun auteur de ce type de livre.







P
our l’historien, ils dressent un portrait inattendu et vivant des mœurs ou des fantasmes de leur époque en matière de sexualité, contrastant avec la légende d’une Amérique absolument puritaine jusqu’aux années 60.









Ils perdureront des années 20 jusqu’aux années 50 et inspirèrent des générations d’humoristes.







Ils connaîtront des héritiers, des années 60 à nos jours, avec des publications telles que Snatch Comics et le génial Robert Crumb.


T
ant qu’il existe une place pour la joie, pour le plaisir, pour le rire, pour l’ironie, pour la liberté, nous sommes vivants ...

                                                               


Marijuana Boogie - 1949 -

Par Polyphème
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Mardi 1 septembre 2 01 /09 /Sep 16:10

Il y a 50 ans cette année, nous quittait,
pour se rendre certainement aux « Champs-Elyseum » du Poète Réfractaire,
un nommé Boris Vian.

Nous souhaitions lui rendre un hommage mérité
en publiant ci-après une nouvelle de 1953.




Drencula

 

Extraits du Journal de David Benson

 
                                                                         I

J
e me trouvais depuis une heure à peine dans le château du comte Drencula et déjà l’aspect sinistre de ce lieu faisait naître dans mon cœur les plus sombres pressentiments.

La demeure du comte s’élevait dans une des régions les plus sauvages de la grande forêt de Transylvanie qui projette à l’assaut des premiers contreforts des Carpathes ses hordes noires de grands pins d’Autriche et de mélèzes au front dédaigneux ; le château, tout en haut d’un éperon de roche, dominait un ravin profond, tout en bas duquel grondait un torrent mousseux.

Le comte avait prié l’étude d’avoué qui m’employait à Londres de lui déléguer un de ses représentants, afin, écrivait-il, de mettre en ordre certains importants ; j’avais dans mon portefeuille la copie de la réponse qui m’accréditait auprès de lui, et cette petite feuille blanche était la seule chose qui pût en l’occurrence dissiper quelque peu mon angoisse.

En effet, depuis une heure que j’avais franchi le seuil de l’austère bâtiment de pierre grise, pas une âme ne s’était offerte à mon regard. Seules quelques chauves-souris tournoyaient bizarrement dans l’air, peuplant de leurs cris aigres le silence oppressant, et il ne fallait rien moins que le souvenir de mon grand bureau lambrissé de Londres pour me remettre d’aplomb.

En parcourant, l’une après l’autre, les salles désertes, je finis néanmoins par découvrir, nichée derrière une tourelle carrée qui se dressait au Nord, une chambre où rugissait un feu de bûches. Un billet, placé sur une table, à côté d’un repas copieux, m’informait que le propriétaire, à la chasse depuis deux jours, s’excusait de me recevoir de façon aussi cavalière, me priant de m’établir du mieux que je le pouvais en attendant son retour.

Chose étrange, le côté mystérieux de l’affaire, loin d’accroître mes alarmes, les dissipa, et c’est le cœur léger que je soupai fort convenablement.

Puis, me déshabillant complètement, car la chaleur était étouffante, je m’allongeai devant le feu sur une immense peau d’ours noir qui conservait encore un léger parfum de fauve, ceci sans doute en raison des méthodes rudimentaires appliquées à sa conservation par les montagnards de l’endroit.


                                                                       II

Je fus tiré de ma torpeur par une sensation d’étouffement et par une autre sensation, celle-là parfaitement inconnue. Mon passé de célibataire rangé ne m’avait pas préparé sans doute à semblable expérience ; mais en même temps qu’un poids qui me parut considérable s’appuyait sur ma poitrine, j’avais l’impression que mon sexe entier se trouvait plongé dans une caverne chaude et singulièrement mobile, et qu’il retirait de cette excitation nouvelle pour lui un accroissement de force et de volume parfaitement anormal. Reprenant peu à peu conscience, je m’aperçus que mon nez et ma bouche étaient froissées par un duvet élastique ; une odeur particulière, un peu étourdissante emplissait mes narines et en levant les mains, je rencontrai deux globes lisses et soyeux qui frémirent à mon contact et se soulevèrent un peu ; ce sur quoi, percevant une certaine humidité sur ma lèvre supérieure, je léchai cette humidité et ma langue pénétra dans une fente charnue et brûlante qui entreprit à cet instant une longue série de contractions. J’aspirais le jus succulent qui me coulait maintenant dans la bouche et je me rendis compte alors que quelqu’un se tenait étendu sur moi de tout son long, tête-bêche, me rongeant le membre tandis que je lui rendais, de l’autre côté, la politesse ; moi, David Benson, j’étais en train de brouter l’organe d’une créature, et j’en tirais un plaisir extrême.

Cette constatation me frappa dans l’instant que, pris d’un violent transport, je laissai échapper une grande quantité de sperme, avalé aussitôt émis. En même temps, les cuisses qui m’enserraient la tête se raidirent ; je fis de mon mieux, plongeant et ramenant la langue aussi vite que je le pouvais, et j’absorbai tout ce que je pus tirer du calice exaspéré qui dansait contre ma bouche. Mes mains ne restaient pas inactives, parcourant de haut en bas la raie parfumée où mon nez quêtait un arome aphrodisiaque ; mes doigts pénétraient par instants dans une fosse différente et plus difficile d’accès.

- Je suis fichu, pensai-je. Le comte est un vampire et cette personne est à son service. Et voilà que je deviens vampire moi-même …

La créature, à ce moment, poussa un peu plus son cul contre mon nez et je sentis venir à l’assaut de mon menton une grosseur velue et dure. Tâtant l’objet, je reconnus qu’il se prolongeait par un membre raide et turgescent qui se démenait pour s’introduire dans ma bouche.

- Je rêve … pensai-je. Les deux sexes ne peuvent être réunis en une même personne.

Et, comme il faut profiter de ses rêves pour accroître son expérience, je suçai ce membre aussi bien que je le pus, ramenant ma langue vers mon palais pour lui faire parcourir le sillon qui partageait en deux le gland, car je voulais pousser à leur fin ces recherches topographiques. L’activité du vampire continuait autour de mon ventre, et je ne sais comment, aidé par un repliement que j’avais dû effectuer sans m’en rendre compte, il me léchait les bords du derrière avec une langue pointue et mobile comme une tête de serpent. Ma verge amollie reprenait vigueur à ce contact.

Une ultime élongation de la tige que je tétais avidement m’avertit d’un changement soudain et j’eus la bouche emplie de cinq à six giclées d’un sperme savoureux dont le goût de lessive laissait très vite la place à un arôme discret de truffe. Avant que j’aie eu le temps d’avaler tout, le vampire fit un retournement rapide et sa bouche se colla à la mienne, fouillant mes gencives et mon gosier pour récupérer les quelques filaments qui s’y trouvaient encore. Cependant, mon sexe envahissait un goulet torride et doux, tandis qu’une main légère, parvenue aux abords de mon anus, y faisait pénétrer un phalle encore timide, mais qui s’affermit de secousse en secousse, m’affolant des transports les plus vifs et les plus inattendus.

M’efforçant de reprendre conscience, j’eus le temps de réfléchir que c’était forcément un rêve, puisque le vagin qui, à la minute précédente, s’ouvrait entre l’anus et les testicules, se trouvait maintenant au-dessus de la verge, et je continuai d’en profiter. La bête me parcourait le visage de léchettes rapides et fugaces, près des yeux, des oreilles et des tempes, endroits que je n’eusse jamais supposés si sensibles. Il me venait une envie de voir cette créature, mais les lueurs mourantes du feu me permettaient à peine de distinguer une partie de son ombre qui se découpait à contre-jour sur la rougeur éteinte de l’âtre.

Mais ces réflexions furent arrêtées par une nouvelle vague de jouissance qui me saisit et je dardai un fleuve de liqueur au fond de l’étau qui m’étreignait le membre tandis que je sentais au plus profond de mes entrailles se répandre celle de mon succube. Crispant mes mains sur des seins aigus et durs au point que je sentais leurs mamelons vriller ma chair, je perdis connaissance, épuisé par des impressions aussi terribles et aussi fortes.



 

Le journal de David Benson s’arrêtait là. Ces quelques feuillets furent découverts près de son corps, aux environs du château inhabité de Radzaganyi, en Hongrie. David Benson avait été en partie dévoré par les bêtes féroces, qui, chose curieuse, s’étaient attaquées à son bas-ventre, complètement rongé, et avaient couvert son visage d’excréments et d’urine.









Nosferatu de Murnau - 1922 -




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Lundi 7 septembre 1 07 /09 /Sep 08:15



La Femme au portrait

Un film de Mézig avec Clio Clitoris, Colette Choléra et Queue de Béton




Anonyme





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Vendredi 9 octobre 5 09 /10 /Oct 10:28

 

Poursuivons voulez-vous, la visite de notre Panthéon idéal,
en nous recueillant un moment devant l’Auteur des chansons de Bilitis,
d’Aphrodite et du roi Pausole.


Pierre Louÿs


Pierre Louÿs est né à Gand, en 1870. Il est mort dans son domicile parisien en 1925, aveugle à demi, paralysé presque autant, atteint de maladie nerveuse, torturé par l’insomnie, usé spirituellement non moins que physiquement. A partir de sa trente-sixième année, il avait cessé de publier, et il vivait comme cloîtré dans le cabinet de travail de son logis de la rue de Boulainvilliers, entre de hautes bibliothèques et de hauts et épais rideaux, toujours tirés sur des fenêtres quasiment condamnées. L’on se plaît à imaginer le moment où cette sorte de caverne artificielle fut ouverte à la lumière du jour, après la mort du reclus volontaire, et tout ce que les héritiers découvrirent parmi les résidus de l’existence d’un homme qui compte au nombre des glorieux érotomanes de la fin du dix-neuvième siècle et du début du vingtième. Il est notoire que Pierre Louÿs, durant sa longue réclusion, avait jeté sur le papier, toujours à l’encre violette, les souvenirs de ses rêveries, de ses divagations érotiques. Ses héritiers détruisirent pieusement, selon la coutume, beaucoup de ces feuillets « scandaleux ». Louÿs est donc, lui aussi, victime à sa mort, comme Burton 35 ans plus tôt pour « The Scented Garden » et autres précieux travaux, de l’autodafé du Sabreur « bon pensant » ; toujours le même …


Nature morte attribuée à Pierre Louÿs - Pavots à Opium et Chanvre Indien


Nous avons, ci-après, choisis deux courts extraits de « Trois filles de leur mère », cruelle plaisanterie de Louÿs à l’adresse de sa femme, de  ses belles-sœurs et de sa belle-mère, Mme José-Maria de Hérédia. Les petites Hérédia (comme on disait dans le milieu du symbolisme) et leur mère eurent quelque célébrité en effet, à l’époque. Toutefois, la plaisanterie est méchante.


Premier extrait


Toujours souple et agile, Teresa fit un saut d’écuyère pour tenir ses deux promesses, tête-bêche sur mon corps étendu.

Ce qu’elle déploya sur mes yeux me parut extraordinaire. Toutes les parties en étaient anormales : un clitoris protubérant ; de vastes lèvres minces, délicates, noires et rouges comme des pétales d’orchidée ; une gorge vaginale redevenue étroite, qui donnait par contraste aux lèvres une proportion monstrueuse ; un étrange anus en cocarde, largement teinté de bistre sur un fond pourpre ; mais, autour de ces détails, les singularités les plus invraisemblables étaient celles des poils. Je crois que jamais une femme aussi velue de noir n’avait couché dans mon lit. Ses poils envahissaient tout : le ventre, les cuisses, les aines ; ils croissaient entre les fesses ; ils obscurcissaient la croupe ; ils montaient jusqu’à …

Tout à coup, je ne vis plus rien. La langue de Teresa m’avait touché la peau. Mes muscles piqués se crispèrent. La langue erra, tourna, passa par-dessous … Je frémissais. Cela ne dura qu’un instant d’angoisse. Teresa releva la tête et, sautant du lit :

« Assez pour ce soir ! dit-elle. 

- Tu as juré de me rendre enragé ? Tu vas me laisser dans un pareil état ?

- C’est pour Lili. Je cours la chercher. Fais-lui croire que tu bandes pour elle. Et demain, toi et moi … toute la nuit, tu m’entends ? »

 

Marie de Regnier photographiée par Pierre Louÿs en 1898


Second extrait

A la quinzième ligne, j’allais m’assoupir, quand un minuscule martel de métal piqueta la sonnette aiguë.

« Qui est là ? »

Une petite voix, distincte et faible à travers le bois de la porte, répondit :

« Une enfant de putain. »

Je n’avais pas envie de rire : mais cette façon de s’annoncer était une de ces courtes phrases inoubliables qui survivent d’elles-mêmes à la monotonie de l’existence … J’ouvris. Une drôle de petite fille entra, futée, fripouille, franche et fine, les bras ballants, le nez en l’air.

« C’est moi Lili, fit-elle. »


Marie de Regnier - 1898


Son Œuvre

 

Astarté, publié en 1891

Lêda, publié en 1894

Ariane, publié en 1894

La Maison sur le Nil, publié en 1894

Les Chansons de Bilitis, publié en 1894

Danaë, publié en 1895

Aphrodite, publié en 1896

La Femme et le Pantin, publié en 1898

Les Aventures du roi Pausole, publié en 1901

Pervigilium Mortis, non publié

Isthi, publié en 1917

Poëtique, publié en 1917

Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation, publié en 1926

Trois filles de leur mère, publié en 1926

Pybrac et Psyché, publié en 1927

Au temps des Juges, publié en 1933

L’Île aux dames, publié en 1943



Zohra Ben Brahim photographiée par Pierre Louÿs


« J’ai un goût presque excessif pour les putes et les livres anciens et curieux ;
n’est-il pas singulier que la bibliophilie aille souvent de pair
avec l’amour de ces filles-là ?..
Affaire de « peau », peut-être ? »

 

Pierre Louÿs




Par Polyphème
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