Le Théâtre d'Ombres de Polyphème
A suivre
prochainement...
Le Théâtre d'Ombres de Polyphème
A suivre
prochainement...
Gloire au Grand Moghol !
L'Empire moghol est fondé en Inde par Bâbur, le descendant de Tamerlan, en 1526, lorsqu'il défait Ibrahim Lodi, le dernier sultan de Delhi à la bataille de Pânipat.
Le nom 'Moghol' est dérivé du nom de la zone d'origine des Timurides, ces steppes d'Asie Centrale autrefois conquises par Genghis Khan et connues par la suite sous le nom de 'Moghulistan' : "Terre des Mongols". Bien que les premiers Moghols aient parlé la langue tchaghataï, et conservé des coutumes turco-mongoles, ils avaient pour l'essentiel, été 'persanisés'. Ils introduisirent donc la littérature et la culture persanes en Inde, jetant les bases d'une culture indo-persane.
L'empire moghol marque l'acmé de l'expansion musulmane en Inde. En grande partie reconquis par Sher Shâh
Sûrî, puis à nouveau perdu pendant le règne d'Humâyûn, il se développe considérablement sous Akbar, et son essor se poursuit jusqu'à la fin du règne d'Aurangzeb. Après la disparition de ce
dernier, en 1707, l'empire entame un lent et continu déclin, tout en conservant un certain pouvoir pendant encore 150 ans. En 1739, il est défait par une armée venue de Perse sous la conduite de
Nâdir Shâh. En 1756, une armée menée par Ahmad Shâh pille à nouveau Delhi. Après la révolte des Cipayes (1857-1858), les Britanniques liquident le dernier empereur moghol - resté, jusqu'à cette
date, le souverain en titre de l'Inde.




Cher Ami,
Par souci d’actualiser mon image, j’ai hier fait quelques photos à ton attention.
Je me présente donc devant toi sans contre façon, avec embonpoint et poignées d’amour …
Le James Dean ne nage pas encore dans l’ice cream mais son penchant pour les vins et le scotch commence à s’exprimer librement sur son ancienne magnificence …
« de l’audace, encore de l’Audace, toujours de l’Audace !.. », au risque de faire déprimer mes « nombreux » admirateurs, je me dois, par
honnêteté, de publier mon reflet, au ventre rebondi de petit Bacchus, au corps voluptueux d’un San Sébastian de Guido Reni.
A Jf
Principaux extraits d’une correspondance avortée
J.f. :
Bonjour Léo,
Auriez-vous rencontré le Minotaure... ?
Léo :
Le Minotaure est en chacun de nous... Rencontrer le vôtre pourrait être du plaisir...
Salut et Fraternité !
J.f. :
Hello Léo
Je n'ai pas pu passer le temps suffisant pour te parler de ton Blog tant il est excitant, tant pour l'esprit que pour ce qui nous sert bien des fois de cerveau. C'est très riche... beaucoup de
culture... tu m'a l'air d'être un personnage... es-tu sûr que je sois du même calibre ? (j'évoque cette fois-ci ce qui nous sert de bite, notre premier organe sexuel - le cerveau - et ce qui va
avec... le milieu social etc.)
Je vais continuer de m'instruire en te lisant.
Ton amie est ravissante...
A très bientôt mystérieux Léo
Léo :
Je suis heureux que mon carnet de voyage ait suscité tout ton intérêt et j’éprouve de mon côté un sentiment très agréable à l’idée de te savoir désormais détenteur d’une clef pour y entrer à ta guise.
Tout compte fait, c’est mon petit Théâtre, un lieu en mutation ; je le nourris au gré de mes lectures et de mon inspiration ; parfois j’apporte, parfois je soustrait … J’y suis Dieu !
Je suis sensible aussi à ton approche, à ta manière d’aborder les choses … Quelles sont tes attentes dans une relation de cette nature ?..
Tu es ………. sur Paname je présume ?.. Es-tu célibataire, marié, divorcé, paxé ?..
Pour ma part, je suis marié à la ravissante amie des photos, et entre nos séjours au loin, nous avons quitté Paris pour la province il y a quelques temps.
Sur ce, embrassons-nous avec virilité.
Je reste impatient de te lire de nouveau.
Bien à toi.
J.f. :
J'habite effectivement Paris, je suis divorcé... célibataire et vivant seul... une amitié intelligente avec une amie (une photo ce soir...) puis des rencontres... "l'espérance est violente "
A +
Léo :
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amoursFaut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sousLe pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l’heure
J.f. :
Bien vu...
Pas de jeu de piste,
juste un peu de chaleur andalouse
Quand nous avons franchi les ronces
Les épines et les ajoncs
Sous elle son chignon s'enfonce
Et fait un trou dans le limon
Quand ma cravate fût ôtée
Elle retira son jupon
Puis quand j'ôtai mon ceinturon
Quatre corsages d'affilée
Ni le nard ni les escargots
N'eurent jamais la peau si fine
Ni sous la lune les cristaux
N'ont de lueur plus cristalline
Ses cuisses s'enfuyaient sous moi
Comme des truites effrayées
L'une moitié toute embrasée
L'autre moitié pleine de froid
Cette nuit me vit galoper
De ma plus belle chevauchée
Sur une pouliche nacrée
Sans bride et sans étriers
Léo :
Cher Jf,
Par souci d’actualiser mon image, j’ai hier fait quelques photos à ton attention. Je me présente donc devant toi sans contre façon, avec embonpoint et poignées d’amour … Le James Dean ne nage pas encore dans l’ice cream mais son penchant pour les vins et le scotch commence à s’exprimer librement sur son ancienne magnificence … D’ailleurs, au risque de faire déprimer mes « nombreux » admirateurs, je me dois de publier tout cela sur mon Blog ; de l’audace, toujours de l’Audace !..
Je reste dans l’attente de mieux te découvrir en images comme par le verbe et te souhaite une bonne Journée.
PS : N’avais-tu point parlé d’une photo de l’Amie Intelligente ? Tu dois me trouver terriblement curieux, n’est-ce pas ?..
J.f. :
Bonsoir Léo
Je suis rentré depuis peu... fourbu, mouillé, affamé...
Comme promis... ces photos je ne les ai pas prises... c'est un photographe pro et un ami libertin de mon amie qui s'y sont affairé. Elle pratique encore de temps à
autres le réseau... mais sans moi. Elle ne veut être entourée que d'hommes... et qui répondent à ses critères.
Ces clichés me furent offerts à une époque... je n'en suis pas le propriétaire (il y en a d'autres... moins pro, mais plus crues).
Je n'ai jamais eu d'expérience homo. je recherche à nouveau une amitié intelligente, qui ferait que cela se passe tout naturellement
Bonne soirée Léo
Léo :
« celui qui aime la beauté humaine sera favorablement et équitablement disposé envers les deux sexes, au lieu de supposer que les hommes et les femmes différent sous le rapport de l'amour comme sous celui du vêtement » (Plutarque)
Tu sais, il me semble que nous sommes tous loger à la même enseigne, l’habit ne fait pas le moine, derrière l’hétéro bon ton que je m’efforce d’afficher en façade se cache encore bien trop de non-dits ; ma part d’homosensualité reste sous cape. Je me suis si longtemps contrains de nier, d’enfouir au plus profond ce désemparement face à l’impérieuse expression de mes désirs. Aujourd’hui, je m’interroge sur le bien fondé de cet autisme, de cette torture imposée. Le feu qui couve trop longtemps peu embraser la forêt, cacher le naturel, il revient au galop dit-on ?.. Voilà peut-être pourquoi un jour, l’on éprouve le besoin d’ouvrir une porte dérobée sur un petit monde sans masque, celui de son jardin secret, avec l’espoir que le visiteur y fera séjour heureux ; la clef est dans tes mains et n’ouvre pas seulement mon Blog …
Parles-moi de toi, dans quel arrondissement habites-tu ?.. quelles sont tes lectures ?.. Quel livre en ce moment ? Sors-tu beaucoup ? As-tu beaucoup d’Amis ? Aimes-tu voyager ? Quels sont tes mauvais côtés ? Ta face sombre ? Tes désirs secrets ? Qu’est-ce qui te fait jubiler ? Rayonner ? Exulter ? Parles-moi de toi.
PS : Je n’ai personnellement rien contre des clichés « plus crues » mais de toi, de l’Amie Intelligente accessoirement.
J.f. :
Bonsoir Léo
Ce que tu écris est si riche, intéressant... je te remercie pour le soin et l'intérêt que tu portes à notre correspondance, ou plutôt aux messages que tu m'adresses.
Je passe de trop longues journées au journal... je rentre tard... et il m'arrive de ne pas être seul à la maison. C'est le cas ce soir.
Demain je serai au théâtre... Et de fait, je n'ai pas le loisir de pouvoir, comme je le souhaiterais, répondre à tes questions... ou si rapidement.
Ma démarche est claire.. je sens également une homosensualité (très beau terme), et l'envie de passer à l'acte est un pas de plus vers la liberté. En effet, ce qui m'en a empêché jusqu'à présent, est-ce mon éducation etc. ou bien, suis-je tout à fait rétif à ceci ?
mon meilleur ami est gai, je me suis inscrit sur des sites afin de rencontrer des hommes, mais le désir n'est jamais présent physiquement... serait-ce un fantasme, mon anima trop assumé ?..
Je suis bien fatigué... je te promets de répondre à tes questions. Ne m'en veux pas je t'en prie.
A très bientôt Léo
Bien à toi
Léo :
Ah ! L’Anima ! Mr Jung et ses Sirènes ou le grand Colin-Maillard de l’existence à tâtons …
Il faut avoir la psyché d’un dieu de l’Olympe pour y prendre plaisir …
A l’affranchi, qu’on ôte le bandeau et que la lumière Soit !
Dans le meilleur des cas, c’est une lapalissade, je suis à la moitié de ma vie. Tout ceci est passé comme un battement de cils et déjà les jours raccourcissent … Alors, comme l’aérien éphémère à son Subimago, tant qu’il me reste un peu de jus dans l’poireau, je veux vivre, Vivre, VIVRE et AIMER !
Tant de voyages restent à faire … Connais-tu la Grèce et la Sicile ?.. Les Côtes Turques et Syriennes ? L’Asie Mineure et le lointain Orient ?.. J’aimerais retourner encore une fois en Inde, voir enfin Konarak, Khajuraho, Bénares … et puis l’Afrique … et puis, moi-même.
Nous étions au registre des confidences, saches que ma dernière « libation à Priape » doit remonter au moins à la construction des thermes de Caracalla ; c’est pour te dire qu’à ce Culte, auquel je voue intimement une ferveur bienveillante, je suis croyant mais pas bon paroissien ; l’homme est complexe et les jours raccourcissent déjà …
Tu sais, Jf, avoir un Ami avec qui partager ces mise à nu est certainement le plus important dans l’histoire … et suis d’accord avec toi, sans te l’entendre dire, que la chair peut-être bien triste lorsque cette Alchimie appelée Attirance en est dépourvue. Laissons donc opérer Mr Jung et ses Sirènes …
Je t’embrasse (virilement).
Ps : As-tu montrer mon Blog à quelqu’un ?
J.f. :
Hello Léo
j'aurais aimé, justement, montrer ton Blog à cette amie dont je te parle, mais sans ta permission... elle est passionnée par la Grèce, l'Afrique, le désert... les
grands vins de Bordeaux...
la semaine prochaine, sans que je sois présent, elle accompagnera son ami libertin à une grande soirée "Eyes Wide Shut".. diablement érotique...
Une dure journée m'attend...
une fois de plus, frustré de t'écrire si peu de choses...
Bises du bassin... parisien
Léo :
Diantre ! Une soirée Eyes Wide Shut, c’est chaud-bouillant ! Ton Amie Intelligente est très joueuse, dis-moi … Tout compte fait, je vais certainement finir par trouver un intérêt pour ces photos plus « crues » mentionnées précédemment … Si tu penses que sa curiosité peut être récompensée par la visite de mon petit Théâtre, il ne tient qu’à toi de lui confier la clef ?..
En ce qui me concerne, je me sentirais plus enclin à la luxure au milieu de Bacchanales antiques que dans le cérémoniel d’un simulacre de Hiéros Gamos, quoi que ?..
Je t’embrasse
PS : Au risque de te faire violence, je serai particulièrement heureux de recevoir quelques clichés libidineux de toi, même à la volée avec ton téléphone portable ; qu’importe le flacon …
Léo :
Je me rends compte à mes dépens que nos échanges ont désormais leur importance. J’en veux pour preuve que ma BAL, restée désespérément vide depuis hier au soir, me désole au plus haut point … Peut-être auras-tu plus de temps à m’accorder au cours de ce week-end ? Je me plais à l’espérer. Je prends du plaisir à converser avec toi.
Tu as eu la délicatesse de ne plus évoquer Sabine … pourquoi, elle ne mord pas, elle est même plutôt charmante ... Elle est informée de l’existence de nos courriels sans pour autant y mettre le nez, je n’aime pas faire les choses en louzdé. Nous sommes mariés depuis bientôt vingt ans, nous avons partagé bien des choses ensemble y compris des enfants. En revanche, nous n’avons jamais franchi ensemble le Cap de l’échangisme-mélangiste. Peut-être n’avons nous jamais rencontrer les Amis Choisis par Montaigne et la Boétie susceptibles de nous inciter à franchir le pas et de rendre « la chose » aussi désirable qu’élégante ? Peut-être avons-nous eu tout simplement peur de la réaction de l’un et de l’autre pendant comme après ? Toutefois, nous l’avons envisager bien des fois et l’envisageons encore de temps à autre.
Voilà, tu en sais désormais plus que je n’en sais sur toi …
Bien à toi.
J.f. :
De citer Brassens, et t'en remercie cher Léo (plus dans mes cordes.... )
Je suis rentré fort tard de ma soirée Théâtrale (Nathalie Baye "hiver") et je t'avouerai que je me suis couché sitôt arrivé chez moi...
Les trois jours passés à la rédaction n'ont été que tourments et soucis... je suis épuisé.. la tête dans un étau.
Ta boite de déception... j'en suis sincèrement navré... j'aime notre relation, ta personnalité, ton engagement et ton honnêteté. Merci
Je te promets d'ici peu de répondre à ton attente...
Bonne journée Léo
Cher ami, des bises viriles
Mon amie (Laurence) est également au courant de notre correspondance. Je ne manquerai pas de lui donner la clé de ton Blog. Cela me donne l'occasion de faire une bise respectueuse à Sabine.
J.f. :
Bonsoir Léo
j'ai tellement pris de retard dans notre correspondance, que je ne sais pas trop par où commencer.
je n'ai pas fait d'études... j'ai passé mon bac à 30 ans... j'ai choisi de contrarier ma destinée sociale il y a 9 ans... un bilan de compétence qui souligne des facilités créatrices... beaucoup
d'intuition... de la chance et me voilà parti pour une nouvelle carrière à 39 ans dans la presse.
Divorcé, je vis à Paris depuis 8 ans près de ……….
J'ai commencé à lire en découvrant Céline à 20 ans... puis les
classiques du 19e... quelques escapades au 20e (Yourcenar, Mauriac..). Cela a été très important. La chance de ma vie.
Depuis mon divorce, j'ai pu vivre des expériences plus ou moins amoureuses. J'aime les femmes ! Ce sont elles qui m'ont fait !
Avec Laurence, ce fut assez différent... ami-amant... par contrat... pallier à la sorditude...
envie de vivre des expérience de liberté... sans tabou... mais que tout soit naturel.
C'est un peu style télégraphiste... j'en suis navré, mais je suis exténué... j'avais promis à mon ami...
A bientôt Léo
Je vais me retaper (j'aime le whisky et cela me
manque de ne pas en avoir ce soir chez moi)
Un sourire
Une bise
Léo :
« Ça a débuté comme ça. Moi, j’avais jamais rien dit. Rien. »
Ce vieux Destouches … J’ai monté mon premier Spectacle autour de lui, cela s’appelait : Faut-il dire à ses Pôtes que la fête est finie. J’avais 23ans. Pour moi aussi les découvertes littéraires ont été déterminantes, comme un troisième poumon … Quel registre couvre ton journal ? J’avais un Ami qui comme toi a opéré un revirement tardif. Je doute qu’il ait eu le même succès que toi dans cette entreprise ? Il m’a perdu de vue et je le regrette, je pense souvent à lui, je dois lui faire peur. Moi, j’ai choisi de rester fidèle à « la mauvaise vie » persistant dans la cohabition parfois houleuse avec la réalité, de mes rêves et de mes incohérences. De toute manière, je ne sais pas faire autre chose.
Lorsqu’il sera temps pour moi de sortir de ma retraite sylvestre, je serais heureux de partager cette bouteille de Whiskey avec toi.
Fraternelles & Viriles pensées.
PS : Laurence a un joli cul … merci pour le point de vue.
J.f. :
"un
cerveau c'est tyran comme y'a pas"
Bonjour Léo,
Ce vieux Ferdinand...
Ta métaphore anatomique me plait beaucoup. Elle va dans le sens de notre échange. En effet, je parle depuis si longtemps, quant à ce que m'aura apporté la lecture,
de deuxième colonne vertébrale. De part tes études, ton éducation, tu te tenais déjà debout à 20 ans...
Par contre il te fallait certainement sortir d'un monde étouffant...
mon troisième poumon, pour mieux respirer, ne plus être étranglé, serait l'argent. En attente de greffe...
Céline m'a aussi permis de me situer politiquement... j'aime dire, certainement par provocation aussi, que je suis un anarchiste... de droite. "Je m'intéresse peu
aux hommes à leur opinion. C'est leur trognon qui m'intéresse, pas ce qu'ils disent mais ce qu'ils sont".
La lecture du "voyage" m'a défoncé le crâne... Hiroshima du cerveau... De reconstruire. par de nouvelles lectures...
Tout était en moi depuis si longtemps... évidemment... mais il n'y avait aucune chance, si ce n'est de contrarier mon déterminisme social et culturel, de le
découvrir.
Je pense souvent à Céline... il savait que son combat contre la bêtise était perdu à l'avance... et il continua jusqu'au bout. "les gens sont lourds"
Tu travailles toujours dans le milieu du théâtre ?
Dans quelle région de France vis-tu ?
J'ai découvert l'Oeuvre de Feyeau il y a peu... "L'hôtel du libre échange", au théâtre de la colline, et "la dame de chez Maxim's" à l'Odéon. Ces deux pièces furent
de vrais moments de bonheur. Cela ne m'étonne pas que l'on est dédaigné cet auteur pendant des décennies dans certains milieux... c'est si intelligent... et de plus c'est drôle
! Tout y est... la liberté, la subversion... et les femmes. Il revient en force... signe des temps : on en a besoin !
Sinon, j'aimerais écrire des saynettes... à l'instar des Deschiens... c'est un projet que nous avons avec des amis... mais cela reste un projet. Je suis allé voir le
spectacle de François Morel il y a peu... très bon moment.
Ravi que les fesses de Laurence te plaisent... La raie qu'on pense... Elle se laisserait volontiers prendre en photo (et pas queue), si seulement, j'avais un
appareil. Le zoom dont je suis pourvu, et qui l'intéresse au plus haut niveau, s'il peut se rendre au coeur de l'action explorer ses contrées humides, n' est qu'un cyclope qui pour cause de
conjonctivite chronique a une très mauvaise vue.
Sabine est si élégante et sensuelle nue. Une chaleur communicative... (bise)
Quelques mots du samedi matin
Bon W.E.
A très bientôt de te lire
Des bises
Léo :
J’ai tiré ma révérence trop tôt au métier pour des raisons qu’il me serait difficile de développer ici ; de ces tempêtes de l’existence qui vous poussent vers d’autres rivages. Pour moi ce furent les côtes d’Afrique au début des années 90. On ne fait jamais totalement ses adieux à la scène et j’ai conservé un côté Cabotin qui me rends toujours extrêmement sensible à la flatterie. D’ailleurs à ce propos, il est vrai que l’élégance chez Sabine est dans sa nature mais moi, m’en trouves-tu dépourvu ? Fais-tu volontairement l’impasse sur le sujet cherchant ainsi à souligner que si tous les goûts sont dans la nature, celle-ci doit te rester étrangère au risque de nous faire ignorer cette volupté ?
Tu dois me prendre pour un affreux bonimenteur qui cherche à te vendre l’« élixir miracle » par la prose ?.. Peut-être ?.. Toutefois, je suis persuadé que tu es doté de cette faculté de lire entre les lignes. Il y a longtemps que je n’ai pris autant de plaisir à échanger … Il me semble maintenant clairement que nous partageons un certain nombre d’aspirations et tu dois également te sentir bien seul parfois si je me réfère à ma longue expérience d’infréquentable.
Content de trouver un frère d’arme en ces lieux.
J.f. :
Bonsoir Léo
je ne boude pas, je suis rentré il y a peu chez moi. Il m'est impossible d'être disponible à la demande... je ne suis pas non plus connecté tout le temps.
Un bon we en bonne compagnie. J'apprécie la présence de cette amie, mais pour cela, il me faut passer des moments sans elle.
J'ai beaucoup de mal à supporter l'omniprésence... davantage que la solitude...
nous nous sommes rendu aux Père Lachaise... sur place, nous avons eu l'idée de rendre un hommage au jeune homme à la gaule... mais nous ne l'avons pas trouvé.
Nous avons eu une nouvelle conversation au sujet d'échangisme etc. l'idée fait son chemin. Ce qui la tracasse, c'est la présence de femme...
J'espère que vous aurez passé un bon WE...
Bonne soirée
As-tu lu le "nid de vipères" de Mauriac ?
Léo :
Promenade dominicale ?.. Victor Noir, il s’appellait Victor Noir.
Pour une prochaine fois, division 92, avenue transversale 2.
J’aurais été volontiers votre Cicérone …
Que Laurence a-t-elle pensé de mon Blog ?
J.f. :
Hello Léo
Victor Noir, c'est noté pour la prochaine fois.
Laurence a beaucoup apprécié ton Blog. La chaise turque, entre autre, a eu son effet...
A l'instar de ………., Laurence possède un beau masque, dont nous avons testé l'effet avant sa soirée "Eyes" de samedi prochain.
Bonne journée Léo
Interruption, suite & fin de non recevoir :
Léo :
Tu semble Maître dans l’art d’esquiver les réponses mon cher J.f . J’ai apprécié au demeurant le « pas disponible à la demande » … Vous importunerais-je ?.. Dois-je te rappeler que c’est toi qui es venu frapper à ma porte ? Tu aurais pu tomber plus mal … C’est une bonne adresse mon Prince ! Remarques, tout dépend c’que l’on vient y chercher ? D’ailleurs, qu’est-ce que tu es venu y chercher ? Ici pas d’sang d’navet, pas d’bobard et d’faux semblant. Ici c’est l’Golgotha et moi j’suis l’homme de nulle part. Tu m’disais qu’« les gens sont lourds », j’te dirai que c’est leur problème, on est pas là pour les changer mais pour se changer soi-même, pour être en quelque sorte en développement et quand on est en développement on développe au lieu de laisser les autres développer à sa place. Par exemple, Céline et sa « petite invention » linguistique, sa vision, ses fulgurances, tout cela a le mérite d’exister mais c’est pas l’prêche du dimanche matin non plus. On est pas à l’église on est dans la vie.
Bon on va pas tourner autour du pot, tu m’excuseras si j’te trouve un peu falot devant la première proposition contre-nature. Et j’ai des excuses, si on peut même plus espérer pouvoir se faire enculer par un Anarchiste qui frappe à votre porte. C’est vrai quoi, c’est rare de nos jours un Anarchiste, on imagine que ça doit être quelqu’un très ouvert d’esprit un Anarchiste, même de droite. Ou bien c’est ti l’Anarchiste royaliste ou l’Anarchiste populiste ou l’Anarchiste anarchiste qu’a l’esprit ouvert ? J’sais pu enfin y doit bien y’en avoir un des quatre ou alors c’est à désespérer de tout …
Si tu veux poursuivre j’en serais heureux tu me sembles être un type bien. Même si j’en connais peu et vu encore moins. J’pense même qu’il peut y avoir des chances qu’on deviennent amis … mais ne t’attends pas à autre chose de ma part.
Tu m’excuseras maintenant si en conclusion, je me permets de recadrer le sujet en référence à cette photo où tu te caresses la mentule dans le slip. Moi, j’n’ai pas peur de t’avouer que je finirais bien mon p’tit compliment en y passant la langue sur ce gland qui émerge. Ça s’fait tout l’temps entre copains !
Salut à toi.
J.f. :
J'aimerais également avoir le temps dont tu disposes pour faire de longues phrases intéressantes et passionnées... rédigées avec tant d'application, d'emphase et de mots précieux.
Nous ne sommes pas du même monde, Baron.
Tu es la pointe de la flèche... et tu n'en doutes pas.
Léo :
"Qu'il est triste d'être singulier dans un monde pluriel"
Dommage que tu le prenne ainsi, ce n'était pas mon intention, bien au contraire ...
Mes plus plates excuses.
Lui écrire
leo.polypheme@laposte.net
Sans chercher à occulter un instant la dimension historique tristement célèbre où l’horreur planifiée s’invite d’elle-même à nos esprits, Ernst Shäfer symbolise le parangon du parfait adversaire d’Indiana Jones.
Cet Archéo-Cryptozoologue voué à la recherche de mondes perdus, de continents engloutis, de mythes anciens, de forces occultes oubliés, de trésors ésotériques dissimilés sous les sables du passé, était un jeune homme brillant dont le tord fut d’être conquit au pouvoir de son temps.
Je suis né, 18 ans après la guerre. Le souvenir du IIIe Reich a laissé son empreinte dans le conscient collectif comme dans l’inconscient de nos sociétés occidentales. J’ai grandi là-dedans, comme tous ceux de ma génération. Toutefois, ceci n’expliquant pas cela, je me vois dans l’embarras stupide de chercher une explication à l’impact sur mon imaginaire et à mon attrait pour ces délirantes expéditions que l’on pourrait facilement apparenter au fruit de l'imagination de quelques furieux fumeurs de chanvre mais je n’en ai pas à vous donner.
Geheimnis Tibet
Expedition Ernst Schäfer
1938 – 1939
Ernst Schäfer - Bundesarchiv -
Foto : Ernst Krause - 1938 / 1939 -
A suivre prochainement...
Aventurier, contrebandier, espion, trafiquant, architecte naval, écumeurs des mers, peintre, écrivain, Henry de Monfreid avait presque autant de noms qu'il avait d'activités, plus au moins légales, dans les eaux troubles du golf d'Aden. Pour les Arabes, dont il avait adopté la religion, le costume - pagne et turban - et la manière de vivre, il était Abd el Haï "l'esclave du vivant", ou "Cheitan "le diable"… Pour les Danakils enrôlés dans son équipage, il était tout simplement le nacouda, le capitaine…
Au même
titre que Burton, Kipling et d’autres, Henry de Monfreid et moi nous fréquentons depuis si longtemps que je n'en suis plus le lecteur mais le confident. Il représente pour moi le type même de
l’Aventurier, au sens bien entendu le plus élevé.
Où que je sois, où que je me trouve, ses ouvrages accompagnent fidèlement ma vie pour mon plus grand plaisir et profit. Henry de Monfreid appartient à cette race d’hommes à propos de laquelle on se pose toujours la question de savoir, s’ils sont un peu mythiques ou tout à fait réels…
Voici maintenant l’interview Henry de Monfreid
L.P. : Henry de Monfreid bonsoir
H.deM. : Bonsoir
L.P. : Je vais commencer cette interview par une question concernant la médiocrité et plus précisément, le Médiocre est-il l’ennemi du bien ?
H.deM. : Naturellement, tout dépend de votre conception du bien ?
L.P. : Et de savoir où on le place ? Quoi qu’il en soit, faut-il combattre le Médiocre ?
H.deM. : Que voulez-vous faire, n’est-ce pas ? Les médiocres sont pléthores, le nombre des sots est infini « Stultorum numerus est infinitus »… Les combattre reviendrait à combattre une armée sans cesse renouvelée par des troupes fraîches. Cette société humaine engendre et livre un flux constant de médiocres. De plus, le médiocre à le droit de vote. Qui pensez-vous qu’il puisse voter si ce n’est pour un digne représentant de son espèce ? Du fait de leur très grand nombre, la règle des probabilités veut que l’on est cuit à l’avance. Il faut donc tenter de s’échapper d’une manière ou d’une autre si l’on veut pas faire partie du troupeau. Et pour moi ce fut l’aventure.
L.P. : Faites-vous l’apologie de l’autocratie
H.deM. : Certainement non, je n’ai aucune velléité de pouvoir absolu sur les crétins. Je laisse cela à ceux dont c’est la vocation, j’ai pour ma part des préoccupations de vie plus harmonieuses.
L.P. : Si toutefois un régime ou une conception politique devait recevoir votre suffrage , que serait-il ?
H.deM. : Ma foi, même si la finalité de tout cela est de nous ramener au même point, qui n’a pas au cours de ses études, sans avoir pour autant fait ses humanités, entendu parler d’un âge d’or chez les anciens Grecs ? Epoque bienheureuse et bienfaisante où l’on sortait des champs les populations pour les amener au théâtre afin de les aider à cultiver autre chose que leur lopin de terre, voyez-vous ? Mais dans notre époque moderne, on a juger qu’il était préférable de crétiniser les masses pour les rendrent plus malléables, n’est-ce pas ?
L.P. : Périclès comme
modèle ?
H.deM. : Il faudrait encore pouvoir poser la question à ses administrés… Ce brave homme était vraisemblablement un fidèle serviteur de l’expression de son temps puisqu’il reste, bien entendu, associé à sa gloire. Mais que connait-on vraiment de lui ? Qu’il était un grand Orateur, qu’il était aussi Général, que la nature lui avait donné tous les dons de l’intelligence, qu’il n’était ni triste, ni farouche ; qu’à ses loisirs, il recevait quelques amis et se reposait de ses travaux en causant d’art avec Phidias, de littérature avec Euripide et Sophocle, de philosophie avec Protagoras, Anaxagoras ou Socrate. Il était tout cela et bien autre chose encore mais il fut surtout celui à qui le peuple, « dêmos », pouvait faire suffisamment confiance pour continuer d’appliquer les idées de Solon qui fut certainement le véritable père de cette Démocratie Athénienne. Vous rendez-vous compte, qu’avant lui l’on pouvait impunément, du moment que l’on était bien né, il s’entend, asservir pour dettes de pauvres hères que la situation ne pouvait amener qu’à ce résultat.
L.P. : La République Française a elle aussi était dirigé par un Général…
H.deM. : Par un officier d’opérette ainsi que par un Maréchal à qui le premier a ôté toute gloire des livres d’Histoire… Périclès était Stratège ce qui signifie qu’il occupé le haut du panier, comme l’on pourrait dire. Mais malgré son incommensurable sagesse et toute l’ampleur de son génie, ce fut le peuple qui le maintenu. Comprenons-nous bien, il s’agit là d’une exception dans l’histoire et c’est vraisemblablement ce qui la rend si précieuse car il s’agissait d’un peuple éduqué, n’est-ce pas ? Pas ce ramassis de crétins qui acclamèrent l’officier d’opérette a qui vous faîtes allusion comme le Libérateur alors que nous avions à faire à un opportuniste de la première catégorie.
L.P. : Henry de Monfreid, nous arrivons maintenant au terme de la première partie de cet entretien. Je vous remercie et vous propose de nous retrouver ici-même très prochainement. Henry de Monfreid, bonsoir.
H.deM. : Oui bonsoir.
A
suivre…





* The Turkish Bath *
Aaah ! le hammam de la Mosquée de Paris... Tout un mythe ! Toutes celles et ceux qui y ont déjà mis le pied savent de quoi je veux parler. Faïence polychrome, marbre et stuc, fontaines en porphyre, portes en cèdre pour abriter et laisser s’exalter les inavouables penchants « contre nature » des uns comme des autres… Une entrée en matière, un éveil aux plaisirs invertis... Il ne tient qu’à vous de vous y découvrir...
Cela fait maintenant pas mal d'années que je
fréquente épisodiquement l'établissement et il me plait à penser que les vapeurs chaudes de ces lieux gardent de mes passages une empreinte aérienne ; la silhouette dénudée du jeune homme à la
recherche de ses désirs que j’étais comme de l’homme à la sensualité accomplie que je suis devenu.
****************** Hammam de la Grande Mosquée de Paris *****************
******************* L'antichambre de toutes les
attentes *******************

************************** L'atrium des
soupirs ****************************

****************************** Les Vestiaires ****************************

************************** sur rendez-vous ***********************
Léo Polyphème s'exhibe nu dans les vestiaires du hammam
on peut voir et on peut toucher...
************************ Avis aux amateurs
! ***********************


**************************** Paris 2009 ***************************
La Grande Mosquée ainsi que son hammam furent inaugurés en 1926. Parmi ses premiers concepteurs il y a l'architecte Maurice Tranchant de Lunel, ami de Rudyard Kipling, ancien directeur des Beaux-Arts sous
Lyautey et Paul Bourdarie, journaliste au journal « La Revue Indigène ». Rendons hommage à ces Orientalistes éclairés qui travaillèrent inlassablement à la réalisation de ce projet.
Vous trouverez le
hammam au détour du Jardin des
Plantes, dans l’enceinte de la Grande Mosquée, au 39 de la rue Geoffroy Saint-Hilaire dans le 5e.
Bonne Visite
Traditionnellement, les masseurs des hammams, appelés tellak en turc, aidaient les clients à se laver en les frottant et les savonnant. Ils étaient également travailleurs du sexe. Nous savons aujourd'hui, grâce aux textes laissés par les auteurs ottomans, qui étaient ces hommes, quels étaient leurs tarifs, combien de fois ils pouvaient faire jouir leurs partenaires, ainsi que leurs pratiques sexuelle.
Ils étaient recrutés parmi les rangs de non-musulmans de l'empire turc, à savoir les grecs, arméniens, juifs, albanais, bulgares, roumains et autres.
Parfois, la relation entre un tellak et son client devenait intense. Au milieu du XVIIIe siècle, les soldats haut gradés de l'armée ottomane avaient un tellak comme amant. Quand les hommes d'un autre régiment kidnappaient ce dernier et le passaient au commandant, une bataille de plusieurs jours entre les deux régiments s'ensuivait, laquelle se terminait seulement quand le sultan ordonnait la pendaison du tellak.
Après la défaite et le démembrement de
l'Empire Ottoman, lorsque la république de Turquie s'occidentalisa, les garçons tellak perdirent leur rôle sexuel. De nos jours, le rôle du tellak s'en tient à des formes plus prosaïques, telles
que les massages.

Si vos pas vous mènent un
jour par Istanbul :
CAĞALOĞLU HAMAMI
"1,000 places to see before you die"
Bela
Ou le Dandy Magnifique

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