Vendredi 15 janvier 5 15 /01 /Jan 09:16

On The Road

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Sans bourse délier, je quittai Los Angeles sur le coup de midi, caché dans un train de marchandise, par une belle journée de la fin septembre 1955. Étendu sur une plate-forme roulante, mon sac sous la nuque, les genoux croisés hauts, je me laissai absorber par la contemplation des nuages tandis que le convoi roulait vers le nord. L’omnibus qui m’emportait me permettrait d’arriver avant la nuit à Santa Barbara où je me proposais de dormir sur la plage. Le lendemain matin, un autre omnibus m’emmènerait jusqu’à San Francisco à sept heures du soir.

Jack Kerouac ( Les Clochards Célestes )



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De là, nous allâmes au café où nous nous rendions toujours en fin d’après-midi, et où nous retrouvions tous les aristocrates décadents d’Amérique et d’Europe et quelques Arabes éclairés et ardents, des simili-Arabes ou des diplomates, ou autres. – Je dis à Bill : «  Où trouve-t-on des femmes dans cette ville ? » Il dit : «  Il y a quelques prostituées par-ci par-là, mais il faut connaître un chauffeur de taxi, par exemple. Mieux, il y a ici en ville un type de Frisco, Jim, il va vous montrer où aller et ce qu’il faut faire » ; et c’est ainsi que cette nuit-là, moi et Jim le peintre, nous sortons et attendons au coin d’une rue, et bientôt, en effet, deux femmes voilées arrivent, avec un voile délicat en coton sur la bouche, jusqu’au milieu du nez ; on ne voit que leurs yeux noirs ; elles ont de longues robes flottantes et vous apercevez le bout de leurs chaussures qui pointe ; Jim héla un taxi qui attendait là et nous partîmes vers les chambres qui s’ouvraient sur un patio (la mienne tout du moins) ; le patio carrelé donnait sur la mer et un phare chérifien tournait sans cesse, projetant à tout moment son faisceau lumineux sur ma fenêtre ; et moi, seul avec l’une de ces mystérieuses apparitions, je la regardai se dépouiller de son linceul et de son voile et vis, debout devant moi, une petite Mexicaine (c’est à dire une Arabe) d’une beauté parfaite, aussi brune que les raisins d’octobre et peut-être même que le bois d’ébène ; elle se tourna vers moi, les lèvres écartées, comme pour me dire : « Eh bien, qu’attends-tu ? » J’allumai donc une chandelle sur mon bureau. Quand elle repartit, elle descendit au rez-de-chaussée avec moi ; quelques amis venus d’Angleterre, du Maroc et des U.S.A. étaient là, fumant tous des pipes bourrées d’opium et il chantaient le vieux refrain de Cab Calloway : « Je vais fumer de la marijuana. » - Une fois dans la rue, elle fut très polie quand elle monta dans le taxi.

 

Pour écrire, pour dormir et pour penser, j’allais au drugstore local et j’achetais de la Sympatine pour m’exciter, du Diosan pour le rêve à la codèine et du Sonéryl pour dormir. – En outre, Burroughs et moi achetions également de l’opium à un gars coiffé d’un fès rouge dans le Zoco Chico, et nous préparions des pipes maison avec de vieux bidons à huile d’olive. Et nous fumions en chantant : Willie le Mendiant ; le lendemain, nous mélangions du haschisch et du kif avec du miel et des épices et nous faisions de gros gâteaux « Majoun » que nous mastiquions lentement, en buvant de thé brûlant ; et nous partions faire de longues promenades prophétiques vers les champs de petites fleurs blanches. – Un après-midi, gorgé de haschisch, je méditais sur mon toit, au soleil, et je me disais : « Toutes les choses qui se meuvent sont Dieu, et toutes les choses qui ne se meuvent pas sont Dieu » et, à cette nouvelle expression du secret ancien, tous les objets qui se trouvaient et faisaient du bruit dans l’après-midi de Tanger parurent se réjouir soudain, et tout ce qui demeuraient immobile sembla satisfait.

 

 

Séjour à Tanger avec William Burroughs - 1957 -



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Dimanche 14 février 7 14 /02 /Fév 09:30

 


Oyez, oyez !..
Doux Voyeurs ou Gentes Curieuses !..
Eternels Tourtereaux,
Dame Sabine & Sieur Polyphème
A la Saint Valentin,
En Spectacle, pour le plaisir, roucoulent et se donnent...
 


 






Dame Sabine & Polyphème dans
"Musique de Chambre"





Serie Musique de Chambre 1Serie Musique de Chambre 3
  

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Dimanche 14 février 7 14 /02 /Fév 10:22


Anonyme - Jeux de jeunes hommes au corset et à la robe - 1


Anonyme - Jeux de jeunes hommes au corset et à la robe - 1895
 

Anonyme - Jeux de jeunes hommes au corset et à la robe -


Anonyme - Jeux de jeunes hommes au corset et à la robe - 1895


Anonyme - Les marins - 1900


Anonyme - Les Marins - 1900
 

Anonyme - Triolisme - 1900

Anonyme - Triolisme - 1900

Anonyme - 1900   
Anonyme - 1900

 

Anonyme - Intimité - 1930


Anonyme - Intimité - 1930
 

Anonyme - 1940


Anonyme - 1940
 

Rapprochement
Anonymes - Le Hâvre - Cap de la Hève - 1947
 

 

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Jeudi 18 février 4 18 /02 /Fév 09:16

 

Burton - 1854 (2) 

 


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A rticle à suivre prochainement...

 

 

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Anal position

Homo erotic

Sex position 69

Love making


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Voici maintenant l’interview Richard Francis Burton.


L.P. :  Sir Burton bonsoir

 

Sir R.F.B. :  C’est vous Léo Polyphème?

 

L.P. :  Oui, vous êtes déçu ?

 

Sir R.F.B. :  Êtes-vous un Homosexuel ?

 

L.P. :  Je ne l’exprimerais pas de cette manière.

 

Sir R.F.B. :  Vous livrez-vous à des rapports sexuels invertis ?

 

L.P. :  Cela m’est arrivé. Où voulez-vous en venir ?

 

Sir R.F.B. :  Au cœur du sujet.

 

L.P. :  De l’Individu vous voulez-dire ?

 

Sir R.F.B. :  Naturellement. Quoi d’autre ?

 

L.P. :  Bien sûr… Si vous m’offrez un instant, je souhaiterais opérer une douce transition en vous formulant ma première question ?

 

Sir R.F.B. :  Imposez-vous mon garçon.

 

L.P. :  Merci, Sir Burton. Bien… Comment expliquez-vous justement l’attrait que vous portez à l’homosexualité ?

 

Sir R.F.B. :  C’est une question que vous posez à vous-même ?

 

L.P. :  Dans ce rapport que vous rendez à votre supérieur, Sir Charles Napier,  sur les bordels homosexuels de Karachi, vous évoquez une constatation qui semble assez personnel, de l’intérêt que peut présenter le garçon en comparaison à l’eunuque.

 

Sir R.F.B. : Oui en effet.

 

L.P. : Vous dites alors : « parce qu’on peut user du scrotum d’un jeune garçon non mutilé à la façon d’une bride pour diriger les mouvements de l’animal ».

 

Sir R.F.B. :  Intéressant n’est-ce pas ? Je vois désormais clairement par quoi j’ai pu attiré malgré moi votre attention.

 

L.P. :  Détrompez-vous, ce serait extrêmement réducteur, il s’agit d’un détail certes savoureux, mais périphérique à l’intérêt réel que je porte à votre œuvre comme à vous-même.

 

Sir R.F.B. :  C’est une déclaration ?

 

L.P. : Absolument !

 

Sir R.F.B. :  Allez-vous me présenter vos fesses maintenant ou allez-vous attendre la fin de cet entretien ?

 

L.P. :  Revenons si vous voulez bien à ma question.

 

Sir R.F.B. :  Il faut pour cela imaginer ce qu’était le Sind à cette époque, la moitié de la garnison britannique avait pris ses « quartiers » dans les lupanars de Karachi. La plupart d’entre nous avait pratiqué le « baptême » dès la première permission. Pour ma part, toujours dans le cadre de cette enquête, il m’a était difficile par souci de réalisme, de me soustraire à la pratique. Et, je peux le dire, maintenant que je ne suis plus tenu à un quelconque devoir de réserve, comme cent fois sur le métier il faut remettre l’ouvrage, il m’est impossible d’estimer le nombre de fois où j’ai plongé mon Phallus dans le croupion d’un jeune indigène afin « d’approfondir » ma connaissance du Sujet. Toutefois, ce fut toujours avec le même enthousiasme qu’il y a, à fondre sur une tranchée ennemie baïonnette au canon… Pour la Garnison, ces pratiques étaient devenues avec le temps l’expression de notre domination sur l’autochtone, comme un devoir, et même les réfractaires qui dans nos rangs désapprouvaient ces « unions avilissantes », fermaient les yeux par esprit de camaraderie.

 

L.P. :  C'est ce qu'il y a de beau dans la Camaraderie... Cette enquête fut-elle l’occasion d’une révélation plus intime ? Ou considérez-vous que ces pratiques restant propres à ces latitudes échappent à toutes explications ?

 

Sir R.F.B. :  Connaissez-vous l’Orient, Monsieur Polyphème ? Ces garçons ont plus d’arguments que vous ne pouvez l’imaginer… Bien que proscrite par Mahomet, l’homosexualité est monnaie courante parmi les musulmans. Chez les Afghans par exemple, qui voyagent beaucoup pour faire du négoce, chaque caravane est accompagnée de jeunes garçons quasiment accoutrés comme des filles, portant de longues tresses, les yeux cernés de khôl, les joues rougies au fard et les ongles des mains et des pieds peints au henné. On les appelle kouch-i-safari, ce qui signifie : les femmes du voyage, et ils sont une cause de mortification perpétuelle pour les Persanes, puisque leurs époux affichent clairement leur préférence.

L.P. : Sir Burton, nous arrivons maintenant au terme de la première partie de cet entretien. Je vous suis reconnaissant d'avoir accepté cette rencontre et vous propose de nous retrouver ici-même pour un nouveau rendez-vous. Encore une fois, merci et bonsoir.


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Interview & présentation en cours, la suite ici-même très prochainement.



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Mardi 23 février 2 23 /02 /Fév 07:01

Visita Interiora Terræ, Rectificandoque, Invenies Occultum Lapidem

vitriol
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Il y avait Rundle, le Chef de station, Beaseley, des Voies et Travaux, Ackam, de l’Intendance, Donckin, de la Prison, et Blake, le Sergent instructeur, qui fut deux fois notre Vénérable, il y avait aussi le vieux Franjee Eduljee qui tenait le magasin « Aux denrées Européennes ».

Dehors, on disait : « Sergent, Monsieur, Salut, Salam ». Dedans, c’était : « Mon Frère », et c’était très bien ainsi.

Nous nous rencontrions sur le Niveau et nous  nous quittions sur l’Equerre. Moi, j’étais Second Diacre, dans ma Loge-Mère, là-bas !

Il y avait encore Bola Nath, le comptable, Saül, le juif d’Aden, Din Mahamed, du bureau du cadastre, le sieur Chuckerbutty, Amir Singh, le Sick, et Castro, des ateliers de réparations, qui était catholique romain.

Nos décors n’étaient pas riches, notre Temple était vieux et dénudé, mais nous connaissions les anciens Landmarks, et les observions scrupuleusement.

Quand je jette un regard en arrière, cette pensée souvent me vient à l’esprit : « Au fond, il n’y a pas d’incrédules si ce n’est peut-être nous-mêmes ! » Car tous les mois après la Tenue, nous nous réunissions pour fumer, nous n’osions pas faire de banquets (de peur d’enfreindre la règle de caste de certains Frères) et nous causions à cœur ouvert de religions et d’autres choses. Chacun de nous se rapportant au Dieu qu’il connaissait le mieux. L’un après l’autre, les Frères prenaient la parole : aucun ne s’agitait. L’on se séparaient à l’aurore, quand s’éveillaient les perroquets. Comme après tant de paroles nous nous revenions à cheval, Mahomet, Dieu et Shiva jouaient étrangement à cache-cache dans nos têtes.

Bien souvent, depuis lors, mes pas errant au service du Gouvernement, ont porté le salut fraternel de l’Orient à l’Occident, comme cela nous est recommandé, de Kohel à Singapour, mais combien je voudrais les revoir tous ceux de ma Loge-Mère, là-bas ! Comme je voudrais les revoir mes Frères noirs ou bruns, et sentir le parfum des cigares indigènes pendant que circule l’allumeur, et que le vieux limonadier ronfle sur le plancher de l’office.

Oh ! me retrouver parfait Maçon, une fois encore dans ma Loge d’autrefois.

Dehors, on disait : « Sergent, Monsieur, Salut, Salam ». Dedans, c’était : « Mon Frère », et c’était très bien ainsi.

Nous nous rencontrions sur le Niveau et nous  nous quittions sur l’Equerre. Moi, j’étais Second Diacre, dans ma Loge-Mère!

Ma Loge Mère, Rudyard Kipling

 

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Forces Occultes 

 

Film de propagande antimaçonnique

1942























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Jeudi 25 février 4 25 /02 /Fév 10:50

 

Partout1Partout2


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Partout1Partout2

    

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Dimanche 14 mars 7 14 /03 /Mars 14:58

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Plongeons maintenant dans les souvenirs de jeunesse pour y retrouver cette Déesse de la Lubricité qui régna sans partage sur mes premiers émois, Zara.

 

Chaque mois, c’était le même petit Rituel Rougissant. Cela commençait par une reconnaissance chez le marchand de journaux (jamais le même) pour m’assurer de la présence du précieux magazine dans les rayons. Puis il y avait l’attente, parfois longue, du fameux moment, celui le plus propice, celui de la boutique déserte, celui où je serais seul avec le marchand, le visage brûlant au moment de payer.

Une curieuse impression de nudité humiliante et délicieusement ambiguë que de rougir devant quelqu’un tout compte fait, presque plus jouissive que la masturbation au petit coin qui vous laisse stupidement hagard et la main engourdie.

La couleur de mes Triomphes était donc Rouge, rouge écarlate, et je n’en avais que plus de mérite car je sais maintenant « qu’ à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire »…

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ZARA 1

ZARA 2

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ZARA 4

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ZARA 6

ZARA 7

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ZARA 9

ZARA 10

ZARA 11

ZARA 12


La Maîtresse de Satan - Zara N°6 - Avril 1976



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Samedi 3 juillet 6 03 /07 /Juil 21:37

aMSTERDAM 1aMSTERDAM 2

 

 

Quand traverserais-je à nouveau les vapeurs des derviches tourneurs ;

des haschich fumeurs ?..

 

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De passage à « Dam » nous avons dîné en chambre …  

Au Menu  

Langue de rose

Bouchée à la Reine plantée d’une quenelle

Tulipe ouverte et crème d’asperge

 

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 aMSTERDAM 1aMSTERDAM 2

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Samedi 3 juillet 6 03 /07 /Juil 23:00

 

Un Roi exilé bis


"Un Roi en exil"
Croqué en 92 par son ami P-Y. B.

Illustration du 1er séjour africain de Polyphème


A  suivre prochainement...

 

 

 

 

 

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Mercredi 7 juillet 3 07 /07 /Juil 08:47

 

Moeurs Indigènes

Mœurs Indigènes - Jean Morisot - 1933

 

   Macumbo

 

Extrait choisi et arrangé de l’œuvre d’un Pornographe à 2 balles, Vesper G.

 

Une Européenne trentenaire réside depuis quelques temps dans une bourgade Centrafricaine. Délaissée sensuellement depuis des mois par son époux, elle sombre dans un certain désœuvrement au rythme de l’indolence de ces contrées caniculaires et de ses désirs refoulés.

 

Lorsque Samba, sa petite Boyesse  de 21 ans, lui propose d’assister à une cérémonie traditionnelle, dans un village reculée, en l’honneur du plus vieux sage de la région, elle est touchée par cette marque de sympathie et accepte volontiers.

 

« Dès que je suis descendue de la voiture, je me suis sentie le centre d’intérêt. Tout le village n’avait d’yeux que pour moi. Samba m’a dit que c’était normal, j’étais certainement la première femme rousse qu’ils voyaient, et là ou nous nous trouvions, ils ne devaient pas avoir rencontré, de toutes façons, beaucoup de Blanches.

J’avais traversé beaucoup de villages, le jour de mon arrivée, mais aucun comme celui-là. J’avais l’impression d’avoir fait un bond en arrière dans le temps, d’être revenue à la préhistoire. Les gosses couraient, nus, sales, dans tous les coins, et beaucoup d’entre eux restaient autour de moi pour me toucher les cheveux en riant.

J’ai tout de suite été troublée par la tenue des adultes. Ils portaient pour tout vêtement une ficelle autour de la taille d’où pendait une pièce d’étoffe qui se balançait devant leur sexe. Au moindre mouvement, les pubis aux poils noirs et épais des femmes apparaissait, ou les queues longues et grosses des hommes. Certains avaient des bites si longues qu’elles dépassaient de l’étoffe.

Le village était constitué d’environ cinquante cases aux murs de terre rouge avec de petites toitures pointues couvertes de feuilles de palmier tressées. Au centre, une place principale où brûlait un grand feu. La nuit tombait déjà et l’endroit avait quelque chose d’inquiétant. Une vieille femme nous a apporté deux bols en terre. Samba m’a recommandé d’en boire le contenu avec le sourire, sinon ils risquaient d’être terriblement vexés. J’ai bien failli m’étouffer. C’était du vin de palme, très fort et au goût amer. Mais j’ai fait bonne figure, à la grande satisfaction de la vieille femme dont les seins tombaient plus bas que le nombril.

Puis, une jeune femme est venue devant moi sans dire un mot. Elle regardait mon chemisier, mon décolleté, la naissance de mes seins. J’étais affreusement gênée mais Samba m’a demandé de ne rien dire, même s’il lui venait l’idée de me toucher. Un groupe d’hommes, plus loin, portant des lances, ne me quittaient pas des yeux, l’air menaçant. Je me sentais mal à l’aise. Pourtant, l’alcool commençait à faire son effet. La fille a saisi entre deux doigts le tissu de mon chemisier, entre les seins. Et soudain, ayant remarqué sans doute que je ne portais pas de soutien-gorge, elle a tiré le tissu vers le haut, puis vers le bas, et de plus en plus vite. Ainsi, mes seins se dandinaient sous ses yeux, et cela la faisait rire énormément. Elle s’est arrêtée quand elle s’est rendu compte que mes tétons pointaient. Elle m’en a pincé le bout entre deux doigts, et j’ai poussé malgré moi un petit cri de souffrance. Elle riait de plus belle. Au contraire de la vieille, cette fille avait une paire de seins magnifiques, très gros, haut plantés, aux larges auréoles faisant penser à des tétines de biberon, d’un marron bien plus foncé que le reste de sa peau. Elle dégageait une odeur de transpiration très forte, son corps luisait de sueur. Comme la plupart des habitants de ce village, elle portait des cicatrices rituelles sur les bras, au coin des yeux et à l’intérieur des cuisses. Et comme toutes les femmes ici, ses cheveux étaient tressés à même le crâne.

Ma tête tournait de plus en plus. Je me sentais étrangement plus à l’aise. La fille s’est éloignée, en dandinant son cul. Ses fesses ne se touchaient pas et laissaient entrevoir de petits poils noirs et bouclés qui en dépassaient. Un homme s’est assis derrière un énorme djembe et a commencé à taper dessus très fort, pour s’arrêter quelques secondes plus tard. La foule des villageois a poussé un grand cri de joie.

-         C’est pour prévenir que la nuit est tombée et qu’il faut se préparer pour la fête.

-         Se préparer ? Et le centenaire ? Il va venir ?

-         Oui, venez Maîtresse, suivons ces femmes, dans la grande case.

Je commençais à douter que cette fête soit en l’honneur d’un centenaire. Je n’avais pas le choix, car plusieurs jeunes Noires me poussaient, m’entraînaient en me tirant par le bras. Mais je n’étais pas inquiète ; j’étais saoule ou peut-être droguée par ce vin de palme qui me donnait du courage. Et toutes les bites que j’entrevoyais me troublaient de plus en plus.

De la forêt nous parvenaient les cris des animaux en chasse. Les hommes avaient allumé plusieurs torches autour de la place.

J’ai compris de quoi il s’agissait en arrivant devant la grande case en question. Deux femmes en sont sorties, entièrement nues, le corps recouvert d’une boue rouge sur laquelle on avait dessiné avec les ongles des motifs particuliers.

-         Que se passe-t-il là-dedans ?

-         C’est la préparation pour la fête… m’a répondu Samba en me poussant à l’intérieur.

J’ai eu un choc en entrant. Elles étaient toutes nues et se recouvraient de boue rouge de la tête aux pieds. La pièce était éclairée par des torches indigènes plantées au sol. Il y avait une odeur très forte, mélange de fumet de gibier, de résine, de corps nus juvéniles. Car il n’y avait pas de vieilles, seulement de belles filles, aux fesses rondes, à la taille fine, aux seins gros et bien plantés.

-         Que font-elles ?

-         Elles vous déshabillent, Maîtresse, m’a dit Samba, tout sourire, en ôtant ses vêtements.

Je ne voulais pas, j’étais venue pour voir et non pour participer. Mais il était trop tard, elles m’avaient enlevé mon chemisier et fait tomber ma jupe et ma culotte. Elles se sont toutes arrêtées de parler pour fixer mon pubis aux poils roux, je n’étais pas gênée, curieusement. C’était l’alcool, mais aussi l’ambiance avec toutes ces filles nues.

Soudain, des mains, des doigts innombrables, ont commencé à courir sur mon corps, à l’enduire de terre, de boue rouge. On faisait la même chose à Samba. Ses tétons, comme les miens, se dressaient sous les attouchements. On me touchait les seins, entre les cuisses, mais aussi entre les fesses. Les doigts effleuraient mon anus, mon clitoris, je me laissais faire, terriblement excitée.

La fille qui était venue dehors faire bouger mes seins s’est accroupie devant moi et m’a tartiné les poils du pubis de boue. Elle lissait ma touffe, pour l’aplatir. Parfois, elle me regardait avec un petit sourire, et passait son doigt entre mes grandes lèvres, ou pinçait mon clitoris dressé. Mon cœur battait plus vite. Petit à petit, la case se vidait. Dehors, les tam-tams commençaient à battre en rythme. La fille a ensuite passé ses ongles sur ma peau, pour dessiner des courbes sur la boue qui la recouvrait.

Je suis sortie la dernière. Quand ils m’ont vue, les hommes ont cessé de taper sur leurs tambours. Ils portaient des peintures de toutes les couleurs sur le corps. Ils étaient nus eux aussi. Leur sexe était recouvert d’une boue presque blanche, sauf le bout qui gardait sa couleur très sombre, avec souvent un méat ourlé et luisant. Leurs grosses couilles étaient bleues ou rouges. Les vieilles femmes portaient de longues tuniques en raphia qui les recouvraient entièrement.

Samba m’attendait, assise, les cuisses grandes ouvertes, aux côtés des autres jeunes filles. Elles faisaient face aux hommes massés de l’autre côté de la petite place. Une Noire m’a prise par le bras pour m’entraîner vers une place libre, entre Samba et une fille aux seins lourds mais fermes. J’ai croisé les jambes, en m’asseyant. Samba m’a tout de suite fait des reproches. Il fallait que j’ouvre les cuisses devant tous les hommes. Ma tête tournait de plus en plus et de petites vagues de chaleur envahissaient mon sexe et mon ventre. Il y a eu un nouveau silence, tous les yeux étaient braqués sur mon sexe enduit de terre.

On nous a distribué une nouvelle rasade de vin de palme que j’ai bu d’une traite. Je me suis sentie encore mieux. Puis les tam-tams se sont arrêtés. Deux femmes âgées sont allées prendre des torches et se sont approchées d’une case que je n’avais pas remarquée. Les murs en étaient peints en noir, avec de curieux motifs de chaque côté de la porte. Il régnait tout à coup un silence de mort.

-         Que se passe-t-il ? ai-je soufflé à Samba.

-         On attends Macumbo, le Sorcier.

-         Pour quoi faire ?

-         Le Sacrifice…

En d’autres occasions, ce mot m’aurait effrayée. Là, l’alcool aidant, j’étais excitée, curieuse de voir la suite.

J’ai vu un homme très grand, à la barbe noire très fournie, sortir de la case, accueilli par les cris de joie de l’assistance. Cet homme m’a tout de suite troublée. Il était nu, possédait contrairement aux autres des poils sur tout le corps, et surtout, sa queue était encore plus grosse et plus longue que celle des autres. Samba a suivi mon regard et m’a dit que c’était justement pour cela qu’il était Sorcier. Pour eux, il était Dieu, il était Diable en même temps.

L’homme s’est avancé vers nous, et nous a fait face. Sous sa barbe, il souriait. Ses petits yeux enfoncés détaillaient chaque femme l’une après l’autre. Il tenait à la main une baguette au bout de laquelle étaient fixées des plumes de toutes les couleurs. Il était impressionnant, maintenant que la nuit grandissait, la lumière des torches donnait aux visages un aspect fantomatique. Dans son autre main, il tenait quelque chose enveloppé d’un linge blanc.

Arrivé devant moi, il s’est arrêté, me dominant de toute sa hauteur. Son gros sexe pendait devant mes yeux, ses couilles étaient énormes. Il a regardé mes seins, puis s’est penché pour mettre ses paumes dessous, comme pour les peser. Je n’ai pas bronché. Il a regardé entre mes jambes, fixant mon sexe. Je me sentais mouillée, j’ai baissé les yeux vers ma fente. La terre sèche, tout autour, était plus sombre. Cela me trahissait. Il s’est relevé, a poussé un grand cri en agitant son bâton vers moi. J’ai eu la chair de poule.

-         Je vais m’en aller !

-         Il est trop tard, Maîtresse, m’a dit Samba, calme.

Une vieille femme m’a apporté un nouveau bol d’alcool de palme. Je l’ai bu. Puis le Sorcier Macumbo a ouvert le chiffon qu’il tenait dans sa main, pour me montrer une poupée en terre. Elle avait des cheveux collés sur la tête. J’ai tout de suite reconnu les miens, je ne pouvait pas me tromper, ils étaient roux. J’ai voulu me retourner vers Samba, j’ai entrevu son sourire niais, et deux femmes m’ont soulevée pour m’emmener au centre de la place. Elles m’ont allongée de force sur une grande pierre plate et lisse. Elles sont venues à plusieurs, ainsi que des hommes, pour me maintenir sur le dos, les bras en l’air, les cuisses ouvertes au bord de l’autel.

Je n’arrivais plus à comprendre ce qui m’arrivait. Mes idées se mélangeaient, j’avais envie de vomir, mais je comprenais que tout cela était un piège monté par Samba. J’avais l’impression de l’entendre rire, au loin, comme dans un cauchemar. Macumbo est venu entre mes cuisses. Il tenait un poulet vivant d’une main, et de l’autre un grand couteau. D’un coup sec, il a coupé la tête de l’animal. Le sang a giclé sur mon corps, arrosant mes seins, mes cuisses. C’était chaud, gluant, écœurant. J’aurais voulu vomir, je ne le pouvais pas. Je n’étais plus moi-même. J’ai vu la grande bite de Macumbo qui se dressait. Il a ordonné que l’on me retourne et je me suis retrouvée sur le ventre, les jambes dans le vide. Une femme est arrivée avec une coupe pleine d’un liquide visqueux. Elle m’en a enduit la raie des fesses. J’ai compris ce qui allait m’arriver. La queue est en effet venue se poser sur mon trou. Les hommes me tenaient toujours. Des femmes aidaient, ou s’étaient approchées. Samba était là. Je l’ai suppliée des yeux de me sortir de là. Elle riait. Les tam-tams se sont mis a cogner plus fort, le bout de l’énorme queue s’est introduit dans mon cul. J’ai hurlé, les filles ont fait comme moi. J’avais peur, froid, chaud. Il s’enfonçait petit à petit. J’avais mal, il était trop puissant. Il m’a enculée longtemps. Je ne ressentais plus la douleur, seulement l’excitation d’être prise par cet homme devant tout le monde. Sous mes yeux, des sexes se dressaient, les couilles dansaient. Je me sentais désirée, j’avais de plus en plus de mal à respirer et chaque fois que Macumbo me l’entrait jusqu’à la garde, je défaillais. J’ai cru plus d’une fois que j’allais m’évanouir. Mais je tenais bon, mon cul épousait maintenant comme un gant le sexe du Sorcier.

Soudain, il a sorti sa verge énorme, et m’a retournée sur la pierre. Ils m’ont ouvert les cuisses ; j’ai vu cette verge au glang très gros se diriger vers mon vagin ; il est entré en moi presque entièrement, et a poussé un cri animal, en éjaculant dans mon ventre. Je n’ai pas pu me retenir de jouir, en regardant la grosse queue me baiser, mais aussi en voyant autour de moi les autres bites dressées et les femmes nues qui se touchaient entre les cuisses, les yeux mi-clos, en se dandinant sur elles-mêmes. Puis ils m’ont lâchée et les hommes ont commencé à baiser les femmes un peu partout. Ils baisaient comme des fous, comme s’ils étaient en transe. Samba se faisait enculer par un grand Noir, plus jeune que les autres. Macumbo est retourné dans sa case. Personne ne me tenait, je ne pouvais plus bouger, allongée sur l’autel de pierre devenu tiède presque chaud, épuisée, saoule, incapable de me lever. Mon cul commençait à faire mal. J’ai mis ma main entre mes cuisses, et j’ai touché mon anus. Il restait ouvert, me brûlait. Le sperme de Macumbo coulait de mes lèvres pour se répandre sur la pierre. Jamais je n’avais eu autant de sperme d’un seul homme dans le vagin. Le sang du poulet avait séché sur mon corps. Je me suis recroquevillée sur la pierre et je me suis endormie.

 

A suivre…

 

 

 

 

Par Polyphème
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