Plongeons maintenant dans les souvenirs de jeunesse pour y retrouver cette Déesse de la Lubricité qui régna sans partage sur mes premiers émois, Zara.
Chaque mois, c’était le même petit Rituel Rougissant. Cela commençait par une reconnaissance chez le marchand de journaux (jamais le même) pour m’assurer de la présence du
précieux magazine dans les rayons. Puis il y avait l’attente, parfois longue, du fameux moment, celui le plus propice, celui de la boutique déserte, celui où je serais seul avec le marchand, le
visage brûlant au moment de payer.
Une curieuse impression de nudité humiliante et délicieusement ambiguë que de rougir devant quelqu’un tout compte fait,
presque plus jouissive que la masturbation au petit coin qui vous laisse stupidement hagard et la main engourdie.
La couleur de mes Triomphes était donc Rouge, rouge écarlate, et je n’en avais que plus de mérite car je sais maintenant « qu’ à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire »…
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La Maîtresse de Satan - Zara N°6 - Avril
1976